Kurar, de son vrai nom Aurélien Descours a ouvert la saison des expositions de la Maison du parc Pierre-Montgroux avec une série de toiles très colorées, exclusivement abstraites et résolument modernes. Graffeur, plasticien ou peintre, il semble difficile de qualifier cet artiste au talent indéniable. Il s’est consacré depuis une dizaine d’année au graff et explore maintenant la peinture. Il délaisse doucement les murs, qu’il estime trop éphémères, pour les toiles qui perdurent dans le temps.
Pour réaliser ses tableaux, Kurar se fixe des critères pour chacune de ses créations : le choix des couleurs, du format (diptyque, triptyque), des matières, toujours à la recherche de dynamisme, de créativité et d’originalité. La majeure partie de ses œuvres est réalisée à la bombe puis il utilise le pinceau pour les projections, ce qui donne de la vivacité et de l’agressivité. Parfois il ajoute d’autres matières comme le sable, le plâtre pour le côté « routs », urbain. L’identité véhiculée consiste à toujours créer un volume à la première vue puis quelque chose de plus explosé, plus brut, avec un effet de vitesse et de mouvement.
Kurar s’inspire du quotidien, de l’architecture, des formes, de la photo, des couleurs…
Kurar a partagé la maison du parc avec Marc Pinet, connu sous le nom de Marko. C’est dans un style plus mystique que l’artiste qui nous avait déjà fait part de son talent en 2004, revient avec des tableaux tout en relief, composés de tissu, de tulle, de voilage, de laine et autres matériaux, arrosés d’une touche de peinture. Tous ces collages laissent le public perplexe. Ne serait-ce pas le but ? L’objectif de l’artiste est de séduire et de déranger à la fois. Il vient à nouveau bousculer les visiteurs avec ses toiles. Marko laisse planer l’ambigüité et le mystère sur ses œuvres, dans lesquelles chacun aperçoit ce qu’il l’entend.