L'époque moderne
Au XVIe, lors des Guerres de religion, Cébazat choisit le parti de la Ligue
catholique comme sa voisine Riom alors que Clermont et Montferrand restent fidèles
au roi.
En 1592, après un combat de longue haleine, Cébazat tombe aux
mains des royalistes.
Fin XVIIe, une fois les guerres terminées, on comble
les fosses, on laisse les murailles s'effondrer, les tours deviennent des pigeonniers....
.
A cette époque et tout au long du XVIIIe siècle, Cébazat voit séjourner
sur son sol de nombreuses troupes royales.
En 1789, alors que commence la Révolution française, Cébazat semble bien loin
des événements de La Bastille (rien ne nous indique un mouvement révolutionnaire
dans les cahiers de délibération).
L'Assemblée nationale réorganise la
politique territoriale et le 22 décembre 1789, Cébazat devient chef lieu de Canton
(celui-ci comprenait aussi Blanzat et Sayat). Par contre, en 1801, elle sera annexée
au canton de Clermont-Est.
Pendant
la période révolutionnaire, la place des Perches (renommée Place de la fraternité)
devient le lieu de toutes les cérémonies et fêtes. Au moment de la fête de la
Fédération ( 14 juillet 1790), la garde nationale composée de 200 hommes va défiler
avec enthousiasme de la place des Martres à la place de la fraternité. D'autres
événements furent également célébrés dans la commune comme par exemple la
mort du roi Louis XVI.
Cébazat a connu aussi ses prêtres réfractaires (qui
refusaient la constitution civile): le curé Chavanier et le vicaire Baldus.
La ville donna de ses hommes à la "patrie en danger"; en 1792, malgré un mouvement de résistance, des hommes cébazaires furent désignés pour rejoindre l'armée
du Rhin.
Enfin, cette époque a vu disparaître une grande partie des documents
municipaux qui furent brûlés sur la Place publique.
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