Patrimoine

Véritable symbole de Cébazat, la Tour de l’Horloge, dont le véritable nom est « Porte des Farges », a été édifiée au XVème siècle dans le cadre de la fortification de la cité. En effet, à cette époque, une muraille, quatre tours défensives et trois portes d’accès – dont elle faisait partie – ont été bâties afin de protéger la ville des agressions extérieures. Seul vestige de cette construction, elle a été restaurée en 1754.

Aujourd’hui, la Tour de l’Horloge rythme la vie des cébazaires grâce à son mécanisme construit en 1899 par l’horloger Auguste Roure.

En 1980, la Ville de Cébazat rachète le parc Pierre-Montgroux dans le but de l’aménager et de l’ouvrir au public.

Un mur, surmonté d’une grille en fer forgé, datant de la fin du XIXème siècle, clôt ce parc sur la partie nord.

Soucieuse de sauvegarder et de valoriser cet élément de patrimoine, la Ville fait restaurer le mur d’enceinte. Différents corps de métier ont œuvré pour la remise en état de certains éléments et la réalisation des pièces manquantes :

    • Une entreprise, spécialisée dans la ferronnerie d’art, a effectué en ateliers et dans une forge, la réparation de la grille et du portail d’entrée (rue de Blanzat)
    • Les services municipaux ont réalisé les travaux de peinture
    • Une entreprise locale de maçonnerie a réhabilité le mur, procédant ainsi à sa mise en valeur et à son renforcement pour recevoir, en toute sécurité, les nouvelles grilles

Cette opération s’est inscrite dans la politique d’amélioration du cadre de vie et de sauvegarde du patrimoine communal. Elle a permis à la Ville de décrocher, en 2009, le 1er prix régional du concours « les Rubans du Patrimoine », organisé par la Fédération Française du bâtiment en partenariat avec l’Association des Maires de France, Dexia Crédit Local, la Fondation du Patrimoine et la Gazette des Communes.

Dans les années 1800, le parc Pierre-Montgroux, accueillait un moulin à huile. Pour faire tourner les meules, l’énergie hydraulique était utilisée. Plusieurs roues à aubes étaient ainsi installées le long du bâtiment, activées par le courant du bief.

Bien des années plus tard, ces roues abîmées par le temps ont été progressivement démontées. Pour sauvegarder ce patrimoine, la Ville a fait refaire une nouvelle roue, reconstruite à l’identique, par des étudiants du lycée professionnel Roger Claustres.

Réplique exacte de son aïeule, cette roue à aubes a repris depuis la sempiternelle ronde, mue par l’eau du Bédat, et recrée au sein du parc l’atmosphère d’autrefois.

Cette roue verticale mesure 3,5 m de diamètre et pèse près de 2 tonnes.

À l’entrée de Cébazat, au milieu d’un parc paysager, se dresse une demeure bourgeoise : le château de la Prade. Œuvre de la famille Pyrent de la Prade, cette construction date de la fin du XIXème siècle.

Vers 1920, le Docteur Castaigne en devient propriétaire et le restera jusqu’à la libération ; ensuite le Domaine est cédé à la Société Richard et Poinas.
Dans les années soixante-dix, la demeure et ses dépendances sont vendues à Gaz de France. De nouvelles constructions voient alors le jour et ce site devient un centre de formation (salles, restauration et hébergement) pour les cadres d’EDF et GDF.

En 2006, la municipalité décide de se porter acquéreur de ce bien patrimonial, fermé depuis 2003. Par l’intermédiaire de l’Établissement Public Foncier (EPF-SMAF), la commune acquiert, en juin 2007, auprès d’EDF et de GDF, ce site de près de 5 ha sur lequel sont implantés 4 000 m² de bâtiments.

De nouveaux espaces verts dédiés à la promenade et à la découverte d’espèces végétales remarquables viennent renforcer le cadre de vie des Cébazaires.
Pour en savoir plus sur le domaine de la Prade et consulter ses horaires d’ouverture au public, cliquez ici.

L’église de Cébazat, édifice le plus ancien de la commune, a été bâtie au cœur du centre-bourg. Un texte du XIème siècle et l’installation de chanoines (dignitaires ecclésiastiques) attestent de son existence au début du XIIème siècle.

Elle se signale par un clocher néogothique du XIXème siècle qui remplace celui détruit pendant la Révolution.

Au fil des siècles, ce bâtiment a subi maintes transformations, ce qui rend très difficile l’attribution de chaque partie à une époque précise. Malgré ces transformations, elle offre un ensemble très intéressant à contempler.

Vestige d’un autre temps, la lanterne des morts se situe sur le toit d’une habitation attenante à l’église.

Sa véritable origine est controversée, entre lanterne des morts ou ancienne cheminée féodale. Quoiqu’il en soit, ce curieux édifice est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques et daterait du XVème siècle.

Qu’est-ce qu’une lanterne des morts ?

Une lanterne des morts est une petite construction de pierre ajourée de fenêtres, où l’on plaçait un luminion allumé pour marquer l’emplacement du cimetière. Pratiquement disparues aujourd’hui, il n’en existe plus qu’une cinquantaine en France.

Cet édifice très ancien est daté du XIe ou XIIe siècle. Il a appartenu aux seigneurs de Cébazat du XIIIe au XVIIe siècle dont Eldin de Cébazat (1212), vassal des comtes d’Auvergne. La dernière descendante connue est Péronelle de Cébazat, dame de Blanzat en 1622.

En 1241, Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis, reçoit en héritage la seigneurie de Cébazat. En 1270, il octroie à la ville de Cébazat une charte de franchise qui renforce les pouvoirs des habitants face au seigneur. À partir du XIVe siècle, Cébazat dépend de la seigneurie de Tournoël. Puis, la seigneurie passe aux mains de la famille de la Roche et, en 1598, dans celles de la famille De Laqueuille, seigneur de Châteaugay. En 1793, le château est vendu comme bien d’émigré à Martial Mignard qui le cède à Jean Vaury. Le dernier propriétaire du château, avant son rachat par la municipalité en 2022, est le colonel Claude Viallard (1927-2021), descendant par alliance de Jean Vaury.

Le corps de logis largement remanié au XIXe siècle, conserve des éléments datant du Moyen

Âge, du XVe siècle (fenêtre à meneaux) et du XVIe siècle (encadrement de fenêtres, de portes). Le donjon qui domine le château est couronné d’un parapet porté par des mâchicoulis et d’une guette qui marque l’arrivée de l’escalier en vis. Une échauguette est positionnée sur l’un de ses angles. Ces aménagements néo-médiévaux datent du XIXe siècle. Un jardin entoure la demeure avec son séquoia géant, sa grotte de rocaille et sa grange.

Cébazat, cité qui a traversé les époques depuis la préhistoire, dispose sur son territoire d’éléments de patrimoine bâti et naturel qui lui confère son identité : porte médiévale, église, parcs urbains, espaces naturels…, de petits trésors sans prétention qui font cependant l’histoire et la fierté des cébazaires.

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